SCU (Sculpture / Installation / Architecture)
SCU‑000-ORI — Attestation d'anomalie (2026)
SCU‑000‑ORI est l’attestation manuscrite de la naissance extra‑hospitalière du Fondateur. Première trace irrévocable et matérielle de l'Origine.

SCU-000-ORI. Attestation manuscrite. Document matriciel
SCU‑001-ORI — Lieu de l’origine (1974)
Inaugurant le versant volumique du Spectralisme, la Peugeot 404, où s’est produite la naissance physique, est élevée au rang de relique.

SCU‑001-ORI — Relique matricielle (Peugeot 404)
SCU‑002-OR-Mâle / SCU-002-OR-Femelle — L'espèce Originelle (2025)
Nées d’un effondrement matériel dans un espace utilitaire, les structures de SCU-002-OR-Mâle et SCU-002-OR-Femelle apparaissent comme des anomalies génétiques issues d’objets détournés de leur fonction première. Cette défaillance initiale engendre des formes autonomes, mais réordonnées.
Leur code natif respectif exprime des polarités structurelles distinctes — dont un dimorphisme structurel — les établissant en un couple gémellaire : Mâle et Femelle
Dès leur conception, et dans leur version domestique, préfigurant leur mutation monumentale, SCU-002-OR-Mâle et SCU-002-OR-Femelle furent pensés comme les prototypes d’une espèce aux possibilités structurelles exponentielles, destinée à porter le Spectralisme au cœur de l’espace public.


SCU‑002-OR-Mâle — Acier réordonné


SCU‑002-OR-Femelle — Acier réordonné
SCU-003-ON-INS — Réfraction séquentielle (2026)
Le dispositif présenté dans cet espace de transit repose sur une alternance lumineuse programmée, faisant basculer les Unités en régime 2S de leur statut matériel à leur état d’émission. Plutôt qu’une présentation statique sous éclairage muséal conventionnel, l’installation soumet la série à une oscillation binaire entre lumière blanche (spectre visible) et lumière ultraviolette (révélation spectrale).
1. La bascule statutaire : de la matière à l’émission
En phase de lumière blanche, les Unités sont saisies dans leur matérialité classique. L’œil enregistre le support, la densité du fond, la trace du couteau et la ligne de surface. L’Unité se présente comme un corps pictural au repos, inséré dans l’architecture.
En phase ultraviolette (UV), l’architecture du lieu s’efface, le cadre s’annule et la matière sombre est absorbée par l’obscurité ambiante. Seule subsiste l’Onde lumineuse, activée et débarrassée du poids du support.
2. Le choix de l’espace de transit
L’installation rejette le principe du « cube blanc » statique au profit d’un lieu de passage et de circulation. En traversant ce couloir, le spectateur n’est plus un observateur passif : son déplacement est interrompu par les séquences de coupure et d’activation lumineuses. Le rythme sec des projecteurs impose une temporalité stricte. Le public ne choisit pas le mode de lecture ; il subit l’alternance du signal, devenant lui-même une ombre en mouvement au sein du champ d’émission.
3. Protocole d’exposition
Composantes : Série d’Unités ONDE, système de projecteurs rails orientables à double spectre (Blanc 3000 K / UV 365 nm), séquenceur temporel.
Séquence : alternance sèche à intervalle régulier, sans transition progressive ni fondue.
Statut du dispositif : La séquence lumineuse organise la bascule des Unités entre visibilité matérielle et état d’émission.

SCU‑003-ON-INS — Dispositif lumineux à double spectre (visible / UV)

NUM‑146 — Activation lumineuse à double spectre (visible / UV)
SCU-004-ON-INS — BLACK CUBE (2026)
BLACK CUBE est un monolithe obscur conçu pour révéler la saturation électromagnétique du territoire. Son caisson laisse entrer le milieu hertzien brut et place le visiteur en situation réaliste d'exposition continue aux ondes.
Dans l'espace public, des normes officielles fixent une limite d'exposition pour chacune des fréquences, mais dans la réalité l'organisme humain accumule et absorbe malgré lui cette pluie ininterrompue : 2G, 4G, 5G, Wi-Fi, GPS, radio, CPL rendent l'innocuité biologique obsolète.
À l'intérieur du cube, où tous les repères visuels sont neutralisés, le dispositif met l'accent sur la perception plutôt que sur l'observation. Le visiteur devient un conducteur actif, enregistrant la densité invisible du réseau.

SCU-004-ON-INS — Chambre noire traversée par les flux électromagnétiques
SCU-005-ON-INS — LE SPECTRE (2026)
Dans une société saturée d’infrastructures et de métriques, le réveil — jadis instrument intime — devient une unité de mesure impartiale. Le temps individuel disparaît, absorbé par une mécanique collective qui étouffe toute liberté sous une contrainte harassante, indifférente autant qu’inexorable.
L’installation SCU‑005‑ON-INS déploie une grille tridimensionnelle où les données temporelles et lumineuses saturent l’intégralité du champ visuel et spatial. Du sol aux parois, l’environnement total écrase la figure humaine, réduite à une présence résiduelle : un spectre pur.
Ce dispositif matérialise la structure d’un monde défaillant — une architecture d’injonction où la mesure remplace le vivant.

SCU-005-ON-INS — Vue d’installation, réveils numériques
