
L’Acte du SPECTRALISME
Manifeste pour une nouvelle réalité par Damien Berrard
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Acte de résistance contre la tyrannie de l’image sans fond, le Spectralisme cherche la grande harmonie par la vibration du noir, matrice énergétique où la teinte devient radiation.
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​1. Le Fond comme loi
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Le fond n’est pas un support — il est la Loi du Fond : matrice primordiale qui précède et conditionne l’objet.
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2. Chromatisme = vibration
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Le chromatisme n’est pas matière — il est fréquence. Le pigment enregistre l’écho d’une vibration première. Le noir permet à cette radiation spectrale de s’épanouir.
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3. Harmonie par instabilité
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L’harmonie n’est pas l’équilibre — elle est l’instabilité maîtrisée. Elle naît du juste décalage, de la juxtaposition des nuances, créant un champ de résonance optique unique (Série NUM).
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4. Élimination du sujet
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Le Spectralisme rejette narration et figuration. Le sujet est l’espace lui-même. Le spectateur est invité à méditer sur la densité de la nuance, sur la profondeur illimitée du spectral.
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5. Peindre comme contrainte
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L’acte de peindre devient proche de celui du sculpteur : il s’agit de modeler la matière, de la contraindre, de la corriger jusqu’à ce qu’elle vibre juste.
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Conclusion
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Le Spectralisme n’est pas une esthétique — c’est une loi.
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